♪♫♪ On choisit pas ses parents,
on choisit pas sa famille..
On choisit pas non plus
les trottoirs de Manille
de Paris ou d’Alger
pour apprendre à marcher.
Etre né quelque part,
etre né quelque part
pour celui qui est né
c’est toujours un hasard.
Nom’inqwando yes qxag iqwahasa (bis)
Etre né quelque part,
etre né quelque part
c’est partir quand on veut,
revenir quand on part ♪ ♫♪
Cette chanson de Maxime Le Forestier, composée l’année de ma naissance et trottant dans un coin de ma tête depuis tout jeune, m’a toujours inspiré l’envie de me rendre un jour a Manille.. C’est maintenant chose faite, et je dois dire que j’en saisis désormais d’autant plus le sens! “♪Est-ce que les gens naissent égaux en droits, a l’endroit où ils naissent - que les gens naissent pareils ou pas?♫“ apparait aussi comme une question tristement légitime – a laquelle la réponse est injustement évidente pour nous tous privilégiés qui avons présentement accès a Internet – que ce soit de notre MacBook outrageusement dispendieux ou de notre smartphone dernier cri – alors qu’au même moment, beaucoup de ceux qui ont appris a marcher sur ces “trottoirs de Manille” y sont toujours, y vivent encore, y dorment, y mendient ou y travaillent, probablement sans la moindre chance d’en “partir quand [ils] veulent”..
Ceci étant dit, et une fois bien conscients du niveau de pauvreté extrême et paradoxal de ce pays qui dans les années 60 était le second plus riche d’Asie avec le Japon (avant deux ravageuses décennies de despotisme Marcos), je voudrais devoiler avec non moins de compassion quelques endroits absolument paradisiaques qu’il nous a été donné de découvrir dans cet archipel, en la charmante compagnie de Melissa “tabernacle” & Norida “wifi”
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Balicasag Island, Central Visayas:
Cette minuscule ile coralienne (les taches blanches représentent des catamarans) est classée au rang des meilleurs plongées des Philippines – voire du monde. Le contraste rigoureux entre le turquoise et le marine s’avère être un édifiant tombant de plus de 50m verticaux, véritable falaise sous-marine que l’on surplombe avec extase lorsqu’on dépasse le bord du récif en palmes-masque-tuba.. j’ai encore une fois chèrement regrette de ne pas avoir de caisson photo sous-marin!
A quelques encablures, une autre ile a la géométrie intriguante nous permet cette fois-ci de marcher sur des centaines et des centaines de mètres dans 30cm d’eau le long d’un grand arc de cercle de sable.. moyennant un périlleux slalom entre étoiles de mer et oursins (dont la dégustation a peine sortis de l’eau et découpés était encore une autre histoire!)
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Boracay, Western Visayas:
Rendus sur l’ile la plus attirante du pays, il semblerait que tout le monde s’agglutine sur la plage principale, pour notre plus grand bonheur lorsque nous avons découvert cette plage encore plus magnifique et quasi-déserte au Nord.
En attendant, la raison principale de l’étape résidait dans la réputation de Boracay comme haut-lieu du kite-surf, aussi c’est la plage dédiée aux kiteurs qui a mobilise le gros de mon agenda – et de mon portefeuille
Mais après d’éprouvantes sessions et une solide insolation + intox alimentaire, rien de tel que l’ombre d’un transat de la touristique mais non moins agréable White Beach pour contempler les fantastiques couchers de soleil (un seul par jour certes, même aux Philippines) au son relaxant d’un live band; San Miguel en main dans l’un des nombreux bars pieds dans le sable qui bordent la plage.
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Bohol, Central Visayas:
Comme les Philippines ne se résument pas qu’a leurs fonds marins et plages d’anthologie, nous avons aussi rendu visite aux célébrités locales, a savoir les tarsiers ci-dessous. Ces animaux gros comme le poing sont considérés comme les plus petits singes du règne animal, et auraient inspire Steven Spielberg dans la réalisation d’E.T. de par leurs énormes yeux et leurs longs doigts affinés… personnellement, je leur ai plutôt trouvé un air de Maitre Yoda sous certains angles!
Les alentours assez wild nous ont aussi valu de passer une nuit dans une incroyable auberge de jeunesse perdue au milieu de la jungle, lovée dans les méandres d’un fleuve tropicale dont la fraicheur a régalé nos baignades.. avant que nous régalions a notre tour les moustiques!
En deux mots, un voyage dépaysant et a la hauteur de nos espérances, rythmé par les prédispositions naturelles des Philippins a la musique et au chant (dont les karaokes prennent parfois une issue tragique: bonus gloups).
Quoi qu’il en soit, une destination qui ne laisse pas indifférente!












